ASND, Association Sportive Nationale des Douanesmenu

Galerie photo et vidéo

La section handisport.

l'ASND propose de nombreuses activités sportives aux collègues en situation de handicap de tous niveaux. N'hésitez pas à contacter Fabien BLANCHET – conseiller technique handisport – fabien.blanchet@douane.finances.gouv.fr

2015 - 2014 - 2013 - 2012 - 2011

2015

Expédition handisport ASDA – Pyrénées Catalanes – 12-20 septembre 2015 - HandiCatalunya

L'expédition HANDICATALUNYA est de retour de France et d'Espagne.
Du 12 au 20 septembre 2015, 9 douaniers handisportifs et valides, accompagnés par un médecin et une assistante médicale, ont roulé, marché, pédalé et dévalé les chemins et les sentiers des Pyrénées Catalanes, entre Prats-de-Mollo-La Preste et Collioure en France et Ribes-de-Freser en Espagne.
Après plus de 4000 mètres de dénivelé positif et 53 kilomètres sur les parties communes, la cabane pastorale des Estables, le Costabona (2465 mètres), le Collet de les Barraques (1814 mètres), le Taga (2040 mètres), le col d'Ares (1513 mètres), les gorges du Freser et la Tour de la Madloc (656 mètres) ont été atteints, comme autant de challenges pour l'ensemble de l'équipe.
Dans un esprit de camaraderie et d'entraide, les sportifs ont réussi à atteindre tous les objectifs qui étaient fixés en début de raid dans le respect de valeurs primordiales, centrées autour d'une idée force, la solidarité. La bonne humeur a par exemple présidé à l'ascension du col d'Ares, sur l'ancien poste-frontière entre la France et l'Espagne.
L'union du groupe dans l'effort a notamment aidé à réaliser en totalité la montée au sommet du Taga.
La confiance entre pilote et mal-voyant pour grimper (ici dans la montée vers le brouillard du Costabona), atteindre les objectifs prévus et dévaler les pentes (plus bas lors de la descente sous le soleil de Planolès).
L'autonomie de la fttiste : pilotage dans la descente du Costabona, sur l'un des 150 km de descente prévus au programme.
L'adaptation et la capacité à faire face à des obstacles imprévus, comme progresser sur une route forestière défoncée par les travaux menant au refuge des Estables.
Le courage lors de la descente des Gorges de Ribes-de-Freser.
Le partage et la convivialité : repas pris ensemble au sommet du Taga.
La volonté du groupe lors de l'arrivée sur la mer Méditerranée et de l'ascension vers la Tour de la Madloc et ses pentes et ses contrastes impressionnants.
Le point d'orgue de l'expédition aura été la montée au Taga à 2040 mètres. Tous ensemble, avec le fauteuil, le tandem et quelques vélos. Emotion particulière d'arriver groupés tout en haut, avec une magnifique vue dégagée à 360° sur les Pyrénées espagnoles.
Merci à toutes et à tous pour cette nouvelle aventures ensemble.

Une journée pour skier ensemble !

Le mardi 31 mars dernier, la station de Valloire accueillait la 3e édition de la journée de sensibilisation au handicap organisée par l'équipe de France Douane, l'ASND, le lycée de la montagne de st-Michel de Maurienne et soutenue par les Rotarys clubs de Maurienne et Thonon-Léman.
L'objectif étant de réunir autour d'une pratique commune, le ski, des sportifs de haut niveau, handis et valides, des jeunes (collégiens et lycéens) de la vallée de la Maurienne et des sportifs en situation de handicap. Ceci a permis de montrer d'une part que Différences et Performances ne sont pas incompatibles et d'autres parts que grâces à quelques adaptations humaines et/ou techniques chacun peut s'épanouir pleinement à travers une activité sportive.
Le public présent à d'abord pu admirer les différents protagonistes s'élancer dans une manche de sélection en vue de déterminer l'ordre des « duels » pour le slalom géant parallèle qui allait suivre.
Ainsi, dans le sillage de Jean-Baptiste GRANGE, qui a honoré de sa présence cette journée sur ses terres, les jeunes présents, les handi-sportifs dont Marie BOCHET, quadruple championne paralympique et nos sportifs de haut niveau douaniers : Taïna BARIOZ, Alexis BŒUF, Arnaud BOVOLENTA, Vincent DESCOMBES SEVOIE, Marie JAY MARCHAND-ARVIER, Aurore JEAN, Julien LIZEROUX, Nastasia NOENS se sont élancés pour cette petite compétition atypique placée sous le signe de la convivialité.
Pour susciter la réflexion et initier les débats prévus lors des tables rondes de l'après-midi, chacun a pu s'essayer aux différentes pratiques que propose l'handiski.
Ainsi, les jeunes, les sportifs de haut niveau, le public présent ont pu s'essayer tour à tour à la pratique du ski les yeux bandés, du tandem-ski ou du ski fauteuil, sous le regard et les conseils des handisportifs présents.
La journée s'est poursuivie par un atelier de réflexion et des débats sur le thème du handicap au sens large et plus particulièrement sur la pratique handisportive.
L'occasion pour Fabien BLANCHET, conseiller technique handisport pour l'ASND, et François SIMOND, responsable de l'équipe de France Douane, de présenter les actions que l'ASND et l'EFD mettent en place et soutiennent pour favoriser la pratique sportive pour nos collègues en situation de handicap et d'apporter leur expertise sur ces sujets.
Le sourire, la grande disponibilité et le dynamisme des différents sportifs de haut niveau, valides et handis, ont été particulièrement appréciés et ont contribué au succès de cette journée !

Rappel : l'ASND propose de nombreuses activités sportives aux collègues en situation de handicap de tous niveaux. N'hésitez pas à contacter Fabien BLANCHET – conseiller technique handisport – fabien.blanchet@douane.finances.gouv.fr

Consultez le calendrier de l'ASND

2014

Expédition Pologne 2014 « La Polska des Handis » du 7 au 18 septembre

Onze douaniers et une infirmière se retrouvent les uns à pieds, les autres en VTT ou en FTT (fauteuil tout terrain) dans les Carpates polonaises.  Leur unité c’est le partage et la différence, l’énergie et le fair-play, la force et le sourire, l’humour et la chanson, la technique et l’improvisation, l’engagement et la ténacité.

 

 - Programme réalisé :

C’est avec enthousiasme que les douaniers et l’infirmière du groupe grimpent successivement dans les montagnes des parcs nationaux des Hautes Tatras et des Pieniny puis dans le massif de Gorce.

Le temps médiocre des trois premiers jours dans les Hautes Tatras surnommées "le plus petit haut massif d'Europe" n’altère pas la force des sportifs malgré le terrain glissant, les chemins difficiles et la visibilité très réduite. La vallée de Chocholowska et son refuge Polana Chocholowska, Trzydniowianski Wierch,  le refuge Murowaniec, l’approche des lacs près du col Swinicka, le lac Morskie Oko furent des parcours parfois parsemés d’embûches mais aussi de rencontres chaleureuses. L’atmosphère cotonneuse  due au brouillard polit la dureté des cailloux et adoucit les voix… 

 

Dans les Pieniny, le beau temps revenu ajoute de la lumière au plaisir déjà partagé jusque là.

Le col Rozdziela et sa ligne de crête frontalière avec la Slovaquie rappelle à chacun son âme douanière. Des bornes au marquage « P » d’un coté « S » de l’autre tracent le chemin.

En milieu du séjour, la descente en rafting sur la rivière Dunajec  est une journée détente, le débit de l’eau n’étant pas à son apogée. Les navigateurs rament et se laissent glisser sans grosses secousses et profitent ainsi du paysage au fil de l’eau.

La réussite de l’ascension des Trzy Korony mérite tous les honneurs du séjour. La difficulté, les rencontres, leur aide offerte parfois, le partage  de tous dans l’effort, l’émotion commune au sommet marquent ce temps fort.

 

Dans le massif de Gorce, la douceur des chemins de cavaliers permet d’atteindre le refuge de Stare Wierchy. les handisportifs en fauteuil tout terrain s’orientent à la descente vers d’impressionnantes pentes caillouteuses sur les  pistes de ski de Tobolczyk. Ces pilotes émérites, malgré quelques frayeurs époustouflent tous les admirateurs.

 

 - Récits, descriptions, impressions de quelques sportifs et handisportifs :

 

Récit d’Aurélie handisportive

La route jusqu'au royaume des Tatras est longue, ponctuée par un arrêt devant le camp d'Auschwitz où l'on reste abasourdi par l'ampleur de l'enfer nazi. Les chauffeurs se relaient sans cesse pendant 24 heures.

Au bout de cet interminable périple, nous apercevons enfin ces montagnes polonaises parées de leurs sapins et de leurs routes sinueuses. Dès le lendemain, le parc national des Hautes Tatras s'ouvre à nous, à demi caché sous sa brume, saupoudré de perles de pluie. Le chemin est pavé de cailloux, la boue s'accroche à nos chaussures et l'on se surprend parfois à glisser. L’odeur de la forêt, le bruit du ruisseau, le va-et-vient des camions qui emmènent le charbon jusqu’au refuge, ça y est nous y sommes ! Le bonheur de chacun se lit sur les visages. Pendant trois jours nous parcourons la région de Zakopane, parsemée de somptueux chalets, elle nous offre de superbes descentes en FTT, de slaloms entre la foule de pèlerins éberlués sur notre passage, venus rendre hommage à ces montagnes trop pudiques pour se dévoiler totalement. La balade en rafting nous permet de découvrir notre prochain objectif : les trois couronnes.

La vallée de Pieniny se livre sans ombrage, les sentiers sont bucoliques, le col Rozdziela nous offre un magnifique panorama, les bornes frontière nous rappellent que la Slovaquie est proche, une petite descente imprévue nous donne du fil à retordre.

Puis vient le sacre de ce séjour, avec l'impressionnante ascension du pic des trois couronnes situé à 982m.

Les muscles sont tendus, le souffle saccadé et la volonté toujours tenace, une équipe de sportifs slovaques vient en renfort nous aider à vaincre les difficultés de cette monté infernale. Les pentes sont raides et biscornues mais n'entravent en rien notre bonne humeur. L'objectif est fixé, monter les 150 marches qui mènent au sommet. L'un de nos fidèles chevaliers-servants porte sur son dos notre ami Julien paraplégique pour gravir les derniers mètres inaccessibles en FTT (fauteuil tout terrain). Là se trouve le cœur de notre épopée. La solidarité est l'emblème de notre troupe, nous la proclamons haut et fort à chaque enjambée vers ces sommets. Nous finissons notre séjour par une intrépide descente des pistes de ski dans le massif de Gorce, sensations fortes et loopings garantis.

N'oublions pas de mentionner les délices culinaires aussi réconfortants qu'une bonne bière après les efforts de la journée. Sans compter les sympathiques soirées à papoter, rigoler et chanter à la lueur d'un agréable feu de cheminée gentiment préparé par nos hôtes polonais.

Merci à tous pour cette expédition encore une fois remplie d'émotions, marquée par le sourire et une belle énergie, celle qui vient du cœur, indispensable moteur de nos sportifs émérites.


Commentaire de Claude, sportif, déjà présent dans des expéditions similaires

Une fois de plus, on a prouvé que la solidarité est une des plus belles valeurs qui soient, et je suis heureux et fier d'avoir participé avec vous tous à ce projet qui en appelle d'autres. Je vous remercie tous d'avoir apporté le meilleur de vous même dans cette expédition.

 

 

Récit d’un moment de Julien, handisportif

Voilà je peux admirer la vue depuis mon siège improvisé, c'est un vrai moment de bonheur partagé, grâce à Cyrille je peux profiter pleinement comme tout le monde de ce panorama majestueux !!!

Car oui pour en arriver là, il a fallu quelques gouttes de sueur et surtout de la détermination , car agrippé sur son dos et ce malgré l'effort prolongé, marche après marche Cyrille a tenu "bon " !!!

Je n'aurais pas pu faire ceci avec n'importe qui, car la chose la plus importante pour moi, c'est la confiance envers la personne qui me porte, ce n'est pas qu'une question de muscles...

Une fois sur mon trône, juste un échange de regard avec Cyrille nous a suffi pour se comprendre et faire passer toutes les émotions, car dans certaines situations les mots n'ont pas la portance qu'on souhaiterait...

 

 

Texte imagé de Myriam, Nathalie et Marielle, toutes trois sportives

Dimanche 14 Septembre 2014

journée placée sous le signe de la royauté

La princesse est dans son élément : des montagnes; des couronnes, son carrosse et ses fidèles et courageux sujets.

Toute cette cour part à la conquête de son empire dès 8h30, laissant l'un de ces preux chevalier, Freddy, à l'agonie au fond de sa couche, non sans lui laisser une bonne bolée de riz et moult remèdes pour apaiser ses gargouillis gastriques.

L'épreuve fut rude.

Dès les premiers mètres d'ascension, nous avons deviné que la conquête serait ardue.

Sueurs et rougeurs se manifestent rapidement auprès des membres de l'attelage princier : Claire, Marielle, Nico et Mymy se parent de jolies couleurs pourpre.

Le piège ingénieux de la majesté s'était refermé sur eux, ils mirent beaucoup de temps à comprendre qu'elle leur avait mis quelque frein dans les roues ! Pour quelle raison ? L'histoire ne nous le dira jamais.

Une fois le carrosse réparé se sont cailloux, boue, rondins, escaliers qui viennent ensuite perturber la progression du cortège, le physique est mis à rude épreuve mais le moral tient bon.

L'arrivée de troupes alliées permet de redonner une nouvelle impulsion et d' unir dans un même esprit solidaire les sportifs polonais, slovaques et français qui tranquillement atteignent le sommet emblématique du parc national des Pieniny.

Le dernier assaut pour le couronnement au belvédère des Trzy Korony est lancé par deux chevaliers sans peur et musclés Juju et "Cédric". Au bout de 153 marches gravies à la force des bras pour l'un et du dos pour l'autre, survient l'éblouissement ultime : un paysage qui émerveille la vaillante troupe. La princesse a enfin conquis son royaume, Juju a rejoint son trône, tout cela sous l’œil ébahi des badauds conquis par tant de bravoure.

C'est en rejoignant la vallée, probablement encore troublée et euphorique de son couronnement, que la princesse est victime d'une sortie de piste, son carrosse vient laisser une empreinte indélébile sur l'arbre qui se trouvait sur sa trajectoire. Petit bobo vite soigné par l'infirmière préférée du groupe, plus de peur que de mal.

 

Commentaire de Natalia, sportive et interprète en Pologne

C'était une grande première et que du bonheur pour moi d’avoir partagé cette expérience avec l’équipe présente. Je suis heureuse de cette aventure, on a vécu des moments forts et c'était génial.

 

Impressions de Marielle, sportive et infirmière, nouvelle au milieu des douaniers

Au départ j'avais quelques appréhensions car ce n'est pas toujours facile d'intégrer un groupe qui se connaît déjà. Mais je me suis sentie très vite bien à l'aise tout au long de ce séjour et heureusement je ne suis intervenue que pour de petits Bobos.

J'avais une petite idée de ce qui m'attendait au regard des récits passés mais il est vrai qu'il faut vraiment le vivre pour comprendre l'élan de solidarité qui  nous anime.

 

L’équipe de « la Polska des handis » est rentrée riche de cette nouvelle expérience.

2013

Retour de l'expédition Roumanie 2013 - «Trail Handi'Carpates »

Préambule
L'expédition Roumanie 2013 «Trail Handi'Carpates» est de retour de Roumanie. Six handisportifs, dix valides dont un médecin ont roulé, grimpé sur les chemins et les sentiers des Carpates méridionales de Sinaia à Sibiu. Le massif du Bucegi, le plateau de Magura, le massif de Fagaras et les monts Cindrel ont offert des itinéraires fabuleux. Chacun a pu trouver sa place en harmonie avec l'équipe malgré les différences. Les défis sportifs ont pu être honorés grâce à l'union du groupe dans l'effort et la bonne humeur permanente. Les ftétistes et vététistes ont cumulé 3705 m de dénivelé positif, 8215 m de dénivelé négatif. 250 km ont été parcourus en FTT, VTT et à pied, dont 1/3 en poussant, tirant les fauteuils tout terrain. Les marcheurs ont prêté leur assistance dans les pentes raides pour tirer et pousser les FTT. Ils ont ensuite terminé les ascensions au-delà des parcours roulants sur les crêtes « alpines » des Carpates avec leur coéquipier mal voyant. Le troisième sommet de Transylvanie a été atteint.
Interview de 4 douaniers présents dans cette expédition
Julien, tu es handisportif en fauteuil.
Cyrille, c'est ton premier raid en montagne avec des handisportifs.
Myriam tes expériences de sorties handisports sont récentes. C'est ta première expédition de ce type avec 6 handisportifs et 9 autres sportifs.
Damien ton expérience de la montagne en tant qu'alpiniste est importante. Le handisport dans ce milieu tu ne l'avais jamais envisagé avant la Roumanie.
Pouvez-vous chacun nous part de vos réflexions, de votre ressenti depuis votre retour de Roumanie ?
Réponse de Myriam : « Des différences si rassemblantes »... Au-delà du challenge sportif et de ses difficultés indéniables, auxquelles je m'attendais un peu pour les avoir déjà légèrement entrevues lors de mes quelques sorties handisports, c'est à un véritable challenge humain auquel nous avons participé. En effet, évoluer pendant 10 jours au sein d'un groupe de personnes aux expériences sportives mais surtout aux personnalités multiples, réunies autour d'un même projet ne laisse place à aucun individualisme ni à aucune marginalisation.
Ensemble, nous avons grimpé, poussé, tiré, aidés et encouragés par les uns et les autres.
Ensemble, nous avons savouré les descentes !
Ensemble nous avons réussi les objectifs ou abandonné quand il le fallait. Et surtout ensemble nous avons partagé, confiance, fous rires et coups de mou, sourires et grimages, beauté des paysages, anecdotes, soirées festives et bien sûr chaleureux accueils de nos hôtes roumains. Quand on vit de telles aventures et qu'on partage des moments si riches et intenses avec des personnes dont on ignorait, pour la majorité d'entre elles, tout au départ, on revient avec une seule envie celle de recommencer...
Réponse de Julien : Alors oui j'ai déjà participé à plusieurs raids en tant qu'handisportif, que ce soit pour des week-ends ou sur plusieurs semaines. L'important, et c'est vrai pour tous les groupes, handisportifs ou non, c'est la cohésion, l'entraide et la bonne humeur. Parfois il suffit d'un grain de sable pour enrayer le bon fonctionnement d'un raid, il faut que chacun trouve sa place. Pour les valides c'est d'être présent pour les handis sans tomber dans l'excès ; on n'a pas besoin de nounous. Pour les handis ça serait justement de ne pas trop se reposer sur les valides.
En Roumanie, les choses se sont faites naturellement. Il est vrai que je connaissais une partie de l'équipe pour avoir déjà fait plusieurs voyages avec eux, et pour certains c'était donc mon premier raid en leur compagnie.
Tout de suite, j'ai trouvé des gens volontaires, autant dans l'effort physique que dans l'état d'esprit tout le long du séjour ! Pour ceux que je connaissais cela a confirmé que je pouvais partir en toute tranquillité avec eux, et pour les personnes que j'ai découvertes, ce fut de très belles rencontres.
Ce raid fut une réussite à tous les niveaux, autant sportivement qu'humainement, j'ai cotoyé des personnes qui sont des amis maintenant, comme on dit des gens bien, tout simplement...
Car c'est sûr dans un raid, il y a le coté sportif, mais pour moi le plus important c'est le rapport humain qui s'en dégage, et là pour le coup, je pense que le défi a été relevé haut la main...
Réponse de Damien : La proposition, que Claire m'a formulée de partir en Roumanie en tant qu'accompagnant dans le cadre d'un projet handisportif, a tout de suite suscité mon intérêt.
Il s'agissait pour une petite dizaine de "valides", plus ou moins sportifs, d'accompagner dans les Carpates un groupe de sportifs handicapés et de réussir ensemble une série d'ascensions diverses.
Pour être tout à fait franc, l'idée du projet, aussi séduisante soit-elle, n'est pas ce qui a retenu mon attention : en effet, en tant qu'ancien marcheur, la perspective de pouvoir évoluer dans une région d'Europe que je ne connaissais pas m'a convaincu.
Ayant une certaine expérience de la montagne, j'étais aussi curieux d'observer l'attitude d'un groupe dont les membres étaient aussi différents en terme d'expériences respectives et en terme de capacité physique.

La solidarité, l'entraide et le partage dans l'effort se sont révélés des catalyseurs essentiels dans la naissance de ce groupe au sein duquel j'ai rencontré des amis.
Le "handicap" s'avère ne pas être un frein à l'épanouissement physique, et pour être tout à fait franc encore une fois, je me foutais et me fous encore de cette moralité bien-pensante qui voudrait qu'un paraplégique, qu'un mal voyant, qu'un myopathe ou qu'un amputé ne puisse réaliser les efforts physiques qu'un soi disant valide assume.

La volonté d'intégration de chacun des membres de ce raid au sein du groupe est ce qui restera comme l'un de mes meilleurs souvenirs de ce périple. Force est de constater que ce sont nos différences qui nous rapprochent.
Réponse de Cyrille :
Jeudi 6 juin 2013, Lyon, aéroport Saint-Exupéry, 5h
Nous sommes tous là, à l'heure. Il fait encore nuit et nous ne parlons pas beaucoup. Nous ne nous connaissons pas tous, pas vraiment, pas encore. Il est tôt et je pars vers l'inconnu. Vais-je être assez fort ? Comment vais-je m'intégrer au sein de ce groupe pour y être utile tout en profitant du voyage ? Est-ce que je me connais assez pour avancer avec eux ? Je ne comprends pas encore.
Vendredi 7 juin 2013, Sinaia, montée vers le pic Omul, 11h
Nous sommes tous là. Ca grimpe fort, le brouillard nous enveloppe. Un ballet naturel commence à se mettre en place, basé sur l'entraide. Les uns poussent les fauteuils tout terrain, abandonnant leurs vélos récupérés par les autres. Les randonneurs tendent les cordes pour tirer les fauteuils de toutes leurs forces. Nous avançons ensemble. Les handisportifs cyclistes grimpent en encourageant tout le monde. Je commence à comprendre.
Mardi 11 juin 2013, Carta, école primaire, 11h
Nous sommes tous là. Il fait beau et nous faisons relâche. La journée est dédiée à l'échange avec les Roumains, si accueillants, si souriants et si attachants. La visite du village, et plus particulièrement de l'école, est magnifique. Je me souviendrai toute ma vie du rire des enfants essayant les fauteuils tout terrain. J'y suis presque.
Jeudi 13 juin 2013, montée vers le refuge de Negoiu, 10h
Nous sommes tous là. Encore. C'est très dur. Le terrain est gras et la pente sévère. Nous poussons et tirons de toutes nos forces. Les filles notamment chantent même si cette montée vers le refuge de Negoiu est difficile. Nous avons appris à nous connaître. Tout en bas, quelques temps après, à la suite d'une longue et belle descente, nous sourions tous. Tout est dit.
Samedi 15 juin 2013, Sinaia, pension Hedy, 20h
Nous sommes tous là. C'est notre dernière soirée ensemble. Nous parlons beaucoup. Nous rigolons. Nous avons réussi. L'aventure a été au rendez-vous : elle a été belle d'échanges, de force et de simplicité. Nous sommes liés maintenant. Nous étions une somme d'individus différents, mais unis dans un même but. A la fin de ce voyage, il existe un groupe, qui a vécu les mêmes moments, parfois durs, mais tous beaux. Demain, à l'aéroport, nous allons nous quitter. Nous sommes plus forts : nous nous reverrons et nous recommencerons. Ca y est, je crois que j'ai compris.

Journée d'entraînement Handisportifs

Un mercredi pour skier ensemble... Le 3 avril 2013, un mélange détonnant a réuni des élèves du lycée des métiers de la montagne de Saint Michel de Maurienne, des sportifs de haut niveau de l'équipe de France Douane, des handisportifs compétiteurs et des handisportifs douaniers. Dès le matin, avec leurs différences, les skieurs se lancent, tour à tour, par équipe, sur un slalom géant à Valmeinier. Jason Lamy Chappuis, Marion Rolland, Marie Marchand Arvier, Sandrine Aubert, Julien Lizeroux et Nastasia Noens se prennent au jeu de cette compétition d'exception. Leurs sourires et leur participations actives illuminent cette journée. Les handisportifs incroyablement techniques rassemblent dans leur sillage toutes les équipes. Les skieurs valides ensuite s'immergent dans la grande aventure du ski assis, du tandem ski, du ski les yeux bandés. Ces échanges constructifs se poursuivent en fin d'après midi autour d'un large débat ( enseignement du ski adapté et les adaptations humaines et matérielles en station, la reconnaissance social via le haut niveau, la notion de compétition et de défi...). Cette journée a été aussi l'occasion de montrer l'implication de l'ASND et d'amener quelques réponses à la question "comment intégrer nos différences dans une pratique sportive commune ?"

2012

Ascension du Thabor pour l'Handisport de l'ASDA Douanes Lyon Depuis 2000, l'ASDA Douanes Lyon (association sportive découverte et alpinisme - Douanes Lyon) poursuit ses aventures handisportives dans les montagnes françaises et étrangères. Les 23 et 24 juin derniers, Agnès, handisportive, a pu découvrir en fauteuil tout terrain (FTT) l'ambiance "montagne" au dessus de Modane. Les participants se sont régalés à tirer et pousser le FTT jusqu'aux prémisses de la neige pour atteindre le refuge du Thabor à 2502 mètres. Le FTT est naturellement le cataliseur du groupe ; il rassemble. Le lendemain matin très tôt, un aller retour au Mont Thabor à 3179 mètres a permis de ramener quelques belles images pour ceux restés au refuge. Enfin, Agnès avec son Fauteuil tout terrain regagne la vallée en toute liberté pendant que les randonneurs admirent avec une certaine fierté sa descente et son pilotage émérite.

2011

Les anciennes publications sont disponibles sur l'ancien site de l'asnd

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